La porte
Il s’est présenté, flamboyant et puissant
C’est ainsi qu’il fut temps d’y aller
De l’eau, de l’origan, de la sauge, le geste rythmé,
La naissance du cercle tel le creuset crépitant
Ce corbeau au corps d’une blancheur lumineuse
Accompagnant, posé sur la branche d’un if
Lugh, la lune, l’obscurité dans le bois sacré
Le bonheur de sa présence, réconfortante et troublante
Au sommet du mont, la cupule, si sereine d’habitude, était habitée
Des fleurs, des senteurs enivrantes, le feu ardent, la terre et l’eau parfumée
Je m’y suis délecté de tous mes sens
Ecoutant avec respect les conseils avisés
Dans la pénombre de l’obscurité retrouvée
La sensation maternelle, protectrice et aimante
Le voile du bout des doigts retiré,
O Brigit, sois en remercié
Dans ce bois inchangé malgré le vert nouveau
Une pomme de pin s’illuminant
Des cristaux vibrant de vie
Qu’il est doux de se sentir chez soi.

