La Reincarnation

by Pierre-Charles Fraysse

En notre fin de XXème siècle où nous voyons avec quelque intérêt refleurir les religions et philosophies paganisantes dont le Druidisme constitue l’une des expressions parmi les plus remarquables, il nous faut poser à leurs adeptes la question fondamentale de l’existence et de la survie de l’Âme Humaine.

Pour le plus grand nombre des Collèges Druidiques la Réincarnation semble la réponse la plus plausible et satisfaisante à cette interrogation existentielle. Cela veutil dire pour autant qu’il faille en accepter toutes les implications ? Je ne le pense pas, pourtant une telle croyance n’a pas moins de valeur que celle enseignée par le christianisme je veux citer : la résurrection.

La science est sur le point de nous apporter un éclairage capital concernant le sujet, néanmoins les hommes resteront sourds et aveugles à ce qui dérangerait leurs convictions, confortables au possible.

N’est-ce pas naturel après tout si l’on songe à la crainte, voire la panique, suscitée par la finitude ; la mort ? Peut-être conviendrait-il, d’ailleurs, de se borner à l’acceptation pure et simple d’une doctrine aussi rassurante que possible. Cependant le Druidisme recherche la VERITE et non un quelconque réconfort moral, ce qui exclut toute compromission, hélas... ?

Les biologistes et psychothérapeutes ont mis en évidence, récemment, une série d’observations concordantes dont les conséquences remettent en question beaucoup de dogmes religieux ou d’idées reçues. En effet ils s’aperçurent avec surprise que la personnalité humaine acquise, le MOI, pouvait changer du tout au tout, d’un instant à l’autre, sous l’effet d’une émotion intense, d’un médicament (ou drogue), ou par une modification apportée à certains gènes.

Il semblerait bien d’ailleurs que nous posséderions tous plusieurs personnalités, dont une seule serait prédominante. De surcroît, l’expérimentation a prouvé qu’il était possible de modifier totalement la personnalité d’un individu en agissant sur une partie de ses gènes et ce définitivement.

Dans ces conditions l’idée d’une âme éternelle et quasi invariable ne peut être confondue avec ce qui nous tient le plus à coeur : la survivance du MOI, de notre personnalité (acquise pour l’essentiel), car le Moi n’est pas quelque chose de permanent, il n’est qu’un ACCESSOIRE variable.

Il ressort de tout cela que deux attitudes nous sont offertes : soit nous obstiner dans des croyances obsolètes devenant vite insoutenables, soit rechercher ce qui, dans nos traditions, peut s’accorder avec la science, pour ne pas dire la connaissance.

Évidemment le résultat, dans un premier temps tout au moins, sera bien éloigné de satisfaire notre soif égoïste, mais combien naturelle, de survie. Quoiqu’il en soit et avant d’aller plus loin prenons acte que notre Moi, si vilipendé par certains, est absolument nécessaire autant que voulu par la nature afin de différencier les créatures et de faire évoluer physiquement et spirituellement l’Univers.

L'hypothèse d'une réincarnation est fascinante et cette doctrine propose une vision globale de l'existence, est-elle vraie pour autant ? Elle opère une fusion entre l'idée de rétribution et celle de réincarnation. A bonnes actions, bonne renaissance ; à mauvaises actions, réincarnation pénible au bas de l'échelle pour assumer les conséquences de ses actes jusqu'au moment où la loi du destin sera brisée. Le cycle des réincarnations prend fin en effet lorsque la purification est achevée.

La réincarnation est un des dogmes fondamentaux de plusieurs religions d'importance mondiale (hindouisme, bouddhisme, sikhs, jaïnisme, certaines sectes islamiques et hérésies chrétiennes), ainsi que de sectes modernes comme la Scientologie et la Théosophie, chez certains néo-druides aussi. Nombre de traditions réfèrent à quelque forme de régénération que subirai l'âme après la mort du corps. Freud, Jung, Saint Augustin et Bouddha ont tenté de préciser la réincarnation ou métempsycose.

Certains adeptes de la réincarnation prétendent que le talent des génies précoces comme Mozart est "importé" d'une vie antérieure…

Si certains éléments indiquent que la personnalité semble survivre à la Mort, d'importantes questions restent toutefois sans réponses. Par exemple, si nous avons tous vécu plusieurs vies, pourquoi se souviendrait-on de certaines plus que d’autres ? Et, plus incompréhensible encore, pourquoi la plupart d'entre nous n'a aucun souvenir de vies antérieures? (To read more click on the PDF link below)