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Ross Nichols est une des figure emblématique
de l’intérêt et de la renaissance de la Spiritualité Celtique et du Druidisme à
notre époque. En 1964 Nichols, poète académicien de Cambrigde, devient le chef
de l’Ordre des Bardes, des Ovates et des Druides. A partir de ce moment là il
écrivit sur de nombreux sujets druidiques et sur la mythologie celtique
The Book of Druidry, fut publié après sa mort en
1990. 11 ans après cet ouvrage il sera réédité en Angleterre ainsi qu’en
version étrangère.
L’
Ordre des Bardes des Ovates et des Druides, qu’il fonda est sans doute
aujourd’hui, l’organisation Druidique la plus importante dans le monde, avec
plusieurs centaines de membres internationaux.
En
2002 In The Grove of the Druids – publié par Watkins Books,. présenté et
édité par Philip Carr-Gomm présente l’enseignement Druidique de Ross Nichols avec une préface de
Ronald Hutton
Ross Nichols, dont le nom druidique fut Nuinn, est né en 1902. IL fut l’un des pères fondateurs de la spiritualité Naturelle moderne. IL travailla à l’Universite de Cambridge au moment ou Sir James Frazer, de la fameuse Golden Bough, y enseignait. Ross y dévora littéralement le travail de Frazer, Freud, Jung, T S Eliot, Robert Graves et de Jessie Weston ainsi que d’autres afin de satisfaire ses intérêts pour la mythologie, la psychologie, la magie et la religion. Il travailla comme journaliste, enseigna et fut travailleur social durant la grande dépression. IL entra au comité Socialiste et devint un pacifiste adhérant pour le reste de sa vie aux théories économiques nouvelles de C.H. Douglas, dont le concept social évoque une totale reforme du système. Ross fut aussi végétarien et naturiste, rejoignant la première communauté nudiste de Grande Bretagne, Spielplatz, près de St Alban dans le Hertforshire, en 1930.
En 1939, à l’âge de trente sept ans, il devint à Londres, le principal d’un collège privé où il travailla durant la seconde guerre, passant ses week end et ses vacances à Spielplatz. C’est sans doute là qu’il fit la connaissance de Gérald Gardner. Après la guerre Ross visita le Club naturiste de Gardner près du Five Acres Country CLub, qu’il continua de fréquenter jusqu’à se mort
Quatre livres de poésies et de prose furent publiées entre 1941 et 1947 et un de ses meilleurs essais apparaît dans le Cosmic Shape publié en 1946. Il traite du pouvoir des mythes et de l’intérêt des célébrations saisonnières. L’essai conclue sur un Manifeste dans le but de stimuler l’utilisation des mythes par les poètes, et est cosigné par le poète James Kirkup.

En 1949, Ross devint assistant éditeur de l’Occult Observer, publié par Mickael Houghton de Atlantis Bookshop.
Houghton publie Gardner la même année. Le journal existe toute une année et c’est dans celui ci que Ross écrivit sur le Druidisme pour la première fois. Son ami Mir Bashir rédigea de son coté une histoire intitulée « le Livre des Ombres » qui apparemment inspiré Gardner dans la Wicca.
A
l’âge de cinquante ans, avec l’aide d’amis appartenant à l’intelligentsia de
l’Occultisme londonien, Ross publia deux somptueux volumes sur l’Histoire et la
Pratique de la Magie par Paul Christian. Puis il aida son ami Gérald Gardner à
monter ses premières travaux sur la Magie des Wicca aujourd’hui, publié en 1954. La même année, Ross
rejoint l’Ancient Druid Order auquel appartenait Gardner précédemment. IL resta
membre de l’ADO durant 10 ans devenant une sorte de représentant du Druidisme à
Londres et Dublin. Il travaille aussi sur un ouvrage important « LA Terre
du Taureau Blanc , une
Mythologie pour l’Angleterre ». Une grande partie de ce travail a été
perdu. EN 1963, en ANgleterre il représente l’Ancienne Eglise Celtique. L’année
suivante, Gardner et le chef de l’ADO décèdent. Avec ses amis il forme un
nouveau groupe : l’Ordre des Bardes, des Ovates et des Druides.
Durant les dernières années de sa vie, Ross a réellement et radicalement change quelque chose dans la pratique moderne du Druidisme, changeant sa focalisation des sources Universitaires Celtiques. Il réintroduisit la pratique des 8 festivals de l’année païenne, et les trois grades de Bardes, Ovates et Druides, basé sur les connaissances antiques. Durant les dernières années de sa vie il écrivit le « Book Of Druidry ». IL était un poète accompli ainsi qu’un artiste, voyagea beaucoup, notamment en Egypte. Son héritage est terriblement apprécié et le groupe qu’il fonda a grossi jusqu’à devenir le plus important groupe Druidique du Monde. IL est indiscutable que lui et Gardner représentent les Pères Fondateurs du Paganisme Moderne.
Il a quitté le monde visible en 1975
Travaux publiés
The Book of Druidry, Thorsons 1990
Prophet Priest & King Poésies de Philip Ross Nichols édité et présenté par Jay Ramsay, The Oak Tree Press 2001
In the Grove of the Druids l’enseignement Druidique
de Ross Nichols, Philip Carr-Gomm,
preface de Ronald Hutton, Watkins Books 2002.
Au moment ou Nuinn rencontre le Druidisme, celui ci est un peu enchâssé dans une structure stéréotypée et figée, induite elle -même par la culture de l’époque. C’est dans ces années là que les groupes de Druides sont essentiellement masculins et qu’un de ses buts premiers ressemble à la défense d’une identité. Riche de sa sensibilité, de son monde intuitif mais aussi de ses connaissances universitaires, Nuinn va donc lui redonner une dynamique ouverte, humaine et sans doute plus sauvage. Son approche personnelle de la Nature, ses connaissances en psychologie mais aussi des mythologies et rites ancestraux vont faire de lui la personne idéale pour fonder le groupe de l’Obod. Nous devons donc à Nuinn d’avoir offert ses compétences et sa sensibilité à remettre au jour le Druidisme ancestral et sensitif, naturel, spirituel en quelque sorte. Nous lui devons d’avoir osé, dans une société très figée tendance intolérante, mettre en pratique ses croyances basées sur les cultes ancestraux mais réouverts sur le monde et la créativité.
Syd
Vécue
la nuit
Main dans la main, à mon ami
Unis et mis en cercle
Brume de lui,
comme un esprit
Et de son aile me ravie
Enrobe
mon espace
Et je te vis
avec mon âme
Je te sentis réunifié
Transmettant le flambeau, la flamme
D’une tendresse vivifiée
Le souvenir de
ton parfum
Comme celui d’un père aimé
De feuille tendre et de jasmin
L’ombre de nuit ne m’a laissée …
Entre les
arbres séculiers
Rangés silencieux et sereins
Le ruisseau de ton chant lointain
Passa entre nos mains liées
Syd